102 épreuves, 15 disciplines

Après les Jeux Olympiques d’été 1988, la Coupe du monde de football 2002 et le Championnat du monde d’athlétisme 2011, la République de Corée accueille du 9 au 25 février, la 23e édition des Jeux Olympiques d’hiver.

A l’instar des Jeux Olympiques d’été, les Jeux Olympiques d’hiver constituent, tous les quatre ans, un rendez-vous sportif majeur. PyeongChang abrite les cérémonies d’ouverture et de clôture des présents Jeux ainsi que la plupart des épreuves des sports de neige, tandis que toutes les épreuves des sports de glace et celles de la descente du ski alpin ont respectivement lieu à Gangneung et à Jeongseon.

« Passion Connectée», c’est le slogan des Jeux ; il fait référence à un monde connecté par la passion commune des sports d’hiver. L’emblème, lui, présente une planète où tout le monde a sa place ; Soohorang la mascotte, prend son motif du tigre blanc, symbole d’un esprit indomptable et de passion.

pyeongchang-carte-sites

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux, 102 épreuves dans 15 disciplines dont 7 en sports de neige, 5 en sports de glace et 3 en sports de glisse seront disputées. La Norvège, meilleure nation aux Jeux d’hiver, totalise en 22 participations, 331 médailles dont 118 en or ; ses athlètes Ole Einar Bjørndalen et Marit Bjørgen sont les sportifs comptant le plus de podiums avec respectivement 13 et 10 médailles.

Depuis 1924, les Jeux d’hiver ont été tenus sur trois continents, mais jamais dans l’hémisphère sud. Ainsi, les États-Unis les ont accueillis quatre fois, la France, trois fois, tandis que l’Autriche, le Canada, l’Italie, le Japon, la Norvège et la Suisse les ont organisés à deux reprises. Après Sotchi, première ville russe à les avoir accueillis en 2014, Pyeongchang est la troisième ville asiatique hôte.

L’essor de la télévision a amélioré le profil des Jeux. Elle a créé un flux de revenus par la vente de droits de diffusion et de publicité très lucratifs. 1960 marque le début du sponsoring des Jeux par des entreprises ; de 50 000 dollars payés par le diffuseur américain CBS, les droits de diffusion totaux sont passés à 831 millions en 2006. Par ailleurs, l’audience cumulée dans plus de 220 pays et territoires par 235 diffuseurs et chaînes de télévision pour les Jeux de 2010 est d’environ 1,8 milliard de téléspectateurs.

En raison du coût de l’organisation des Jeux Olympiques, la plupart des villes hôtes ne réalisent jamais de profit sur leur investissement. Les Jeux de 2010 ont coûté 1,88 milliard de dollars canadiens ; ceux de 2014 ont coûté 50 milliards de dollars américains et sont les plus chers de l’histoire des Jeux, été et hiver compris. L’éventualité d’une lourde dette avec des infrastructures inutilisables au terme de l’événement constitue un élément dissuasif pour la plupart des villes hôtes potentielles, notamment celles du monde en développement.

En 2022, c’est Pékin qui organisera les Jeux d’hiver et deviendra à cette occasion, la première ville à avoir accueilli, à la fois, les Jeux Olympiques d’été et d’hiver.

René Georges Bada