Bemba repart libre des Pays-Bas

Relaxé en appel vendredi 8 juin des charges de «crimes de guerre» et « crimes contre l’Humanité» et après la liberté provisoire obtenue mardi 12 juin, Jean-Pierre Bemba attendra en famille à Bruxelles, l’audience du 4 juillet prochain à la Cour pénale internationale qui fixera le nombre d’années qu’il passera en prison pour subornation de témoin.

D’ici à là, il ne pourra pas s’exprimer sur le procès en cours, ne devra pas chercher à entrer en contact avec les témoins ni changer de lieu de résidence sans en informer la cour et devra se plier à toute décision de celle-ci dans l’affaire de subornation de témoin.

Inculpé le 20 novembre 2013 pour entrave à l’administration de la justice, condamné en première instance à un an de prison, condamnation confirmée en appel  le 8 mars dernier, mais les juges devront réviser la peine qui ne saurait, dans tous les cas, excéder la maximale de 5 ans.

Dans l’hypothèse la plus pessimiste,  il ne restera au leader du Mouvement de libération du Congo que 4 mois à passer derrière les barreaux.

Sauvé par un vice de forme, le chef rebelle aura réussi à faire passer par perte et profit les crimes de ses combattants  qui ont passé la frontière congolaise entre octobre 2002 et mars 2003 pour aller soutenir le président Ange Félix Patassé de la République centrafricaine menacé par un coup d’État du général François Bozizé.

René Georges Bada