Burkina Faso : l’élevage de bétail offre une opportunité de réintégration pour des migrants rapatriés

Dans le centre-est et le centre-sud du Burkina Faso, les deux principales régions d’origine des migrants quittant ce pays, l’OIM a fourni environ 500 moutons, béliers, bœufs et ânes à 99 Burkinabè qui sont revenus de Libye et d’Algérie en 2018.

En plus de cette assistance en nature, les rapatriés ont reçu une formation en gestion d’entreprise, en exploitation coopérative et en techniques d’élevage, afin de favoriser leur réintégration durable.

Les sessions de formation, organisées tout au long de l’année par les partenaires techniques de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et les directions régionales des ressources animales et de la pêche, leur ont permis d’acquérir les compétences nécessaires pour assurer la pérennité de leurs activités.

« La formation m’a permis d’apprendre les techniques d’engraissement du bétail. Visiter les fermes nous a non seulement permis de mettre en pratique les techniques agricoles, mais également de voir que l’engraissement, s’il est pratiqué selon les techniques, est efficace », a déclaré Iryassa, de la région centre-sud, cité dans un communiqué de l’OIM.

« Les agriculteurs nous ont donné des conseils utiles », a-t-il ajouté. « Nous pouvons maintenant travailler dans notre pays et, grâce à Dieu, nous réussirons. Il vaut mieux avoir 500.000 CFA dans votre pays que des millions à l’étranger ».

Osseni, un autre migrant burkinabè rentré en septembre 2017, a reçu une aide à la réintégration. Il est originaire de la région centre-est du pays et avait tout vendu pour aller en Libye.

« J’ai démarré mes activités d’élevage avec le soutien de l’OIM, qui m’a acheté des bœufs et du matériel. J’aime l’élevage parce que je réussis et que cela m’a aidé à construire ma maison. Mes parents sont très heureux de me voir vivant chez moi », a-t-il expliqué.

En 2018, 1.249 migrants burkinabès ont reçu une aide à la réintégration dans le cadre de l’Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants. Financé par l’Union européenne, ce projet vise à contribuer au renforcement de la gouvernance des migrations, à la protection, au retour volontaire assisté et à la réintégration durable des migrants de retour.

SOURCE Centre d’actualités de l’ONU