Candidature record à l’élection présidentielle au Sénégal

La campagne de collecte des parrainages a débuté lundi 27 août pour les prétendants à la magistrature suprême de février 2019 au Sénégal. 85 représentants de candidats à la candidature se sont présentés au ministère de l’intérieur pour récupérer les fiches de collecte des signatures. Une période de quatre mois minimum leur est désormais impartie pour prouver l’adhésion à leur cause de 0,8 % à 1 % du corps électoral, soit 52 000 signatures environ de sept des 14 régions du pays à raison de 2 000 au moins par région.

Ce système de filtrage jusque là appliqué aux candidats issus de la société civile vient d’être  étendu à tous les prétendants au fauteuil présidentiel. En juillet 2017 en effet, de gros problèmes d’organisation ont émaillé les législatives où 47 listes étaient en compétition.

Les prétendants devront également verser une caution de 30 millions de francs CFA au lieu des 65 millions en vigueur lors de la présidentielle de 2012.

L’opposition fulmine contre les nouvelles dispositions de la loi destinées selon elle à éliminer des candidatures concurrentes à celle du président sortant Macky Sall.

Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, condamné à cinq ans de prison pour détournements de fonds publics a vu sa peine confirmée en appel et sa chance de concourir réduite à néant.

Quant à Karim Wade, fils de l’ex-président Abdoulaye Wade et ancien ministre, condamné en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite, sa demande d’inscription sur les listes électorales a été rejetée le 2 juillet et son absence de la course ne souffre plus d’aucun doute.

Comme quoi, un boulevard s’offre désormais au président sortant pour conserver son fauteuil.

René Georges Bada