IBK reconduit à la tête du Mali

A 73 ans, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) entamera son second mandat de cinq ans à la tête du Mali le 4 septembre prochain avec comme préoccupation majeure la relance de l’accord de paix conclu en 2015 avec la rébellion touareg. Il a été officiellement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, lundi 20 août, par la cour constitutionnelle de son pays.

Les résultats officiels du second tour tenu le 12 août créditent le président sortant de 67,16 % des suffrages contre 32,84 % pour son challenger et ancien ministre des finances Soumaïla Cissé.

Contrairement en 2013 où il a reconnu sa défaite, le chef de file de l’opposition âgé de 68 ans conteste les résultats officiels et avancent ses propres chiffres qui le donnent vainqueur à 51,75 %.

Son parti, l’Union pour la République et la démocratie (URD) appelle à la mobilisation citoyenne pour exercer une pression populaire, pacifique et démocratique.

Lors d’une manifestation samedi à Bamako, les militants de l’opposition ont revendiqué la victoire et promis investir leur champion le 4 septembre. Ils n’ont pas été tendres envers la communauté internationale encore moins la France qui n’a pas attendu les résultats officiels pour féliciter le président réélu.

Seulement voilà, selon plusieurs missions d’observation déployées sur le terrain, s’il est vrai que des irrégularités ont effectivement été constatées, il n’en demeure pas moins qu’elles aient pu inverser la tendance du premier tour de plus de 34 points d’écart.

René Georges Bada