La chenille légionnaire d’automne de l’Inde

La chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda) pourrait menacer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de petits agriculteurs asiatiques si ce ravageur envahissant des cultures devait se propager davantage depuis l’Inde, devenant ainsi un péril pour l’Asie du Sud-Est et la Chine méridionale, met en garde aujourd’hui la FAO.

Récemment décelé en Inde – une première en Asie – l’insecte au stade ailé peut parcourir de grandes distances en vol (jusqu’à 100 km par nuit) et ravager les cultures tout au long de l’année vu le climat tropical ou sous-tropical favorable de la région asiatique qu’il pourrait envahir. En d’autres termes, la chenille légionnaire d’automne trouvera toujours dans pareil environnement assez de cultures et de mauvaises herbes pour se nourrir.

La chenille légionnaire d’automne attaque le maïs et quelque 80 autres cultures, notamment le riz, les légumes, les arachides et le coton.

« La chenille légionnaire d’automne pourrait avoir un impact dévastateur sur la production de maïs et de riz d’Asie, les principales victimes étant les petits agriculteurs qui dépendent de leurs récoltes pour se nourrir et gagner leur vie. C’est une menace que nous ne pouvons ignorer », souligne M. Kundhavi Kadiresan, Sous-Directeur général de la FAO et Représentant régional pour l’Asie et le Pacifique.

En Asie, où les petits agriculteurs cultivent environ 80 pour cent des terres agricoles de la région, le riz et le maïs figurent parmi les céréales les plus produites et consommées. Plus de 200 millions d’hectares de maïs et de riz sont cultivés chaque année en Asie. La Chine est le deuxième pays producteur de maïs au monde et plus de 90 pour cent du riz est produit et consommé dans la région Asie-Pacifique.

Originaire du continent américain, la chenille légionnaire d’automne s’est déjà répandue en Afrique où elle a été décelée dès les premiers mois de 2016. Au début de 2018, tous les Etats et territoires africains, sauf une dizaine (principalement dans le nord du continent) ont signalé des infestations et déploré la perte de millions d’hectares de maïs et de sorgho.

SOURCE Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)