La prison ferme pour Khalifa Sall

Accusé d’avoir profité de ses fonctions pour détourner 1,8 milliard de francs Cfa de la régie d’avance de la mairie, le Parquet avait requis sept ans de prison ferme et une amende de 5,49 milliards de francs Cfa pour faux et usage de faux sur des documents administratifs, association de malfaiteurs, escroquerie portant sur les deniers publics, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Le jugement rendu vendredi 30 mars par le tribunal, après avoir rejeté toutes les exceptions soulevées par la défense, condamne Khalifa Sall à Cinq ans de prison ferme et 5 millions de francs Cfa d’amende pour escroquerie sur des deniers publics,  faux et usage de faux dans des documents administratifs et complicité de faux en écriture de commerce.

Les co-prévenus ont écopé de 6 mois à cinq ans de prison ferme : Fatou Traoré, la secrétaire, a eu deux ans de prison, dont six mois ferme ; Yaya Bodian et Mbaye Touré, respectivement comptable et directeur administratif et financier, ont eu, chacun, cinq ans de prison ferme.

La sentence a provoqué huées et pleurs chez les partisans du maire ; satisfaction par contre du côté de l’État, partie civile, pourtant débouté de sa demande de dommages et intérêts.

Pour la défense, le combat judiciaire va se poursuivre, elle dispose en effet d’un mois pour faire appel du jugement ; quant à Khalifa Sall, incarcéré depuis le 7 mars 2017, sa participation à l’élection présidentielle de février 2019 semble bien compromise.

René Georges Bada