L’AIEA: lutte contre le cancer dans les pays en développement

Alors que la mortalité due au cancer est très élevée dans certains pays en développement, une réunion co-organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est tenue à Khartoum, au Soudan, pour aider à financer des initiatives contre le cancer dans les pays qui font face au fardeau croissant de la maladie.

Cette réunion a examiné des propositions pour la fourniture de services de lutte contre le cancer aux réfugiés, et l’augmentation du financement pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. Elle s’appuie sur l’initiative lancée en 2012 par l’AIEA, l’Organisation de coopération islamique et la Banque islamique de développement pour mobiliser des ressources dans les États qui font partie de ces trois organisations.

La réunion a rassemblé des représentants des ministères de la santé et des finances de 16 pays qui ont discuté de propositions visant à renforcer les infrastructures nationales de radiothérapie, notamment par le biais de projets de coopération technique avec l’AIEA.

Le cancer est l’un des plus grands tueurs dans le monde. Les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire sont les plus touchés, avec plus de la moitié des nouveaux cas mais seulement 5% du total des ressources mondiales consacrées à la lutte contre le cancer, selon l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer.

« Cette semaine, nous unissons nos efforts pour lutter contre le cancer et pour relever l’un des plus grands défis : trouver des ressources pour des services de lutte contre le cancer abordables et efficaces », a déclaré la Directrice du Programme d’action de l’AIEA en matière de lutte contre le cancer, Nelly Enwerem-Bromson.

Les propositions de financement discutées ont inclus des stratégies pour mieux détecter et traiter le cancer du sein et du col de l’utérus, les types de cancer les plus courants chez les femmes. Le cancer du col de l’utérus affecte de façon disproportionnée les femmes des pays en développement, où 83% des nouveaux cas se produisent. La réunion a également examiné une proposition visant à élargir les services de lutte contre le cancer pour les personnes à faible revenu en Jordanie, y compris les réfugiés.

La Banque islamique de développement a octroyé 100 millions de dollars depuis 2013 pour renforcer les services de diagnostic et de traitement du cancer dans plusieurs États, dont la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Niger, le Soudan et l’Ouzbékistan.

L’AIEA travaille en étroite collaboration avec des organisations partenaires pour mobiliser des ressources pour lutter contre le cancer en négociant des accords de financement, notamment des prêts à des conditions avantageuses, des subventions et des contributions en nature et en facilitant les accords entre les pays, les institutions financières, le secteur privé et les organisations internationales non gouvernementales.

SOURCE Centre d’actualités de l’ONU