Le Vodun, ce culte qui fait question

Il serait la résultante de la matière et de l’esprit ; la terre, l’air, le feu et l’eau auraient une emprise sur l’être humain.

Un adepte se doit donc d’être en harmonie avec sa divinité à travers l’observance de certains interdits et peut s’assurer si ses prières sont exaucées ou non,  par une consultation de l’oracle. Dans la négative, il en cherche la raison et quand la cause est détectée, la réparation doit être immédiate. Car toute faute est sanctionnée pour obliger l’humain à aller toujours dans le sens voulu par la nature. Il n’y a donc ici ni paradis ni à enfer ; chacun est jugé sur terre et y paie toutes ses dettes.

La mort et les maladies ne sont donc pas des évènements hasardeux, mais plutôt des signes d’une vengeance des dieux. Mais la colère de ceux-ci n’est pas incontournable ; elle peut être détournée par des rituels pour accéder au bonheur, éviter le mal, calmer les morts ou recevoir des bénédictions.

La volonté de conforter la connaissance, le pouvoir et la peur, amène à cacher plus qu’à révéler dans le culte Vodun. A l’aspect visible connu de tous, se greffe l’aspect invisible, accessible aux seuls initiés. Les déportations de populations noires ont également contribué à donner au culte une réputation sulfureuse d’arme de vengeance des esclaves contre leurs maîtres.

René Georges BADA