Libye : protéger les Tawerghas déplacés

« Nous comprenons que pendant ces raids, au moins 87 personnes déplacées ont été arrêtées par le groupe armé et emmenées dans des lieux inconnus », a déclaré le Haut-commissariat dans un communiqué.

« La majorité d’entre eux ont été libérés par la suite – certains auraient déclaré avoir été torturés et maltraités. Les rapports indiquent que 19 personnes sont toujours détenues par le groupe armé », a ajouté le Bureau des droits de l’homme.

Le camp de Tariq Al Matar avait accueilli quelques 370 familles ayant fui les combats dans la ville de Tawergha en 2011.

Selon le Bureau des droits de l’homme de l’ONU, les habitants du camp ont reçu l’ordre de partir et les maisons ont été démolies. Les personnes déplacées se sont enfuies en s’emparant de quelques biens ou même sans rien.

« Nous nous faisons l’écho des préoccupations exprimées par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) concernant la sécurité de milliers de déplacés internes de Tawerghan hébergés dans d’autres camps à Tripoli, y compris dans des zones sous le contrôle du groupe armé », a précisé le Haut-commissariat.

« Nous rappelons au GAN que la Libye est tenue de prévenir les déplacements, de protéger et d’aider les personnes déplacées et d’identifier des solutions durables », a souligné le Bureau.

Selon lui, les expulsions forcées de la semaine dernière et les allégations de violations des droits de l’homme qui s’y rapportent doivent faire l’objet d’une enquête indépendante, impartiale, rapide et approfondie et les auteurs doivent être traduits en justice.

SOURCE Centre d’actualités de l’ONU