Si le 8 mars vous était conté…

Les femmes ont eu raison de rejeter les règles de vie élaborées sans elles par les hommes…

Tout est parti des luttes ouvrières et les manifestations de femmes pendant la Révolution française. Déjà en 1791, Olympe de Gouges rédigeait la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, mais cette initiative a été battue en brèche par le code Napoléon qui stipulait l’exclusion totale de la femme de la vie politique. C’est finalement aux États-Unis, dans l’État de New York que les premiers changements interviendront en 1848 ; à la demande du parti socialiste d’Amérique, le National Woman’s Day est fêté pour la première fois le 28 février 1909.

L’idée d’une Journée internationale des femmes a été proposée par la journaliste allemande Clara Zetkin en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes. Suite à une manifestation d’un million de femmes en Europe, la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois le 19 mars 1911. Le 8 mars 1914, les femmes réclament en Allemagne le droit de vote ; puis réunies à Oslo un an plus tard, des femmes défendent leurs droits et réclament la paix. Le 8 mars 1917, des ouvrières manifestent à Saint Petersbourg, initiant la Révolution Russe ; quatre ans plus tard, Lénine décrète le 8 mars Journée des femmes.

Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans les pays de l’Est et dans le monde entier. Les années 70 verront le 8 mars plus féministe ; en 1977, les Nations Unies officialisent la Journée internationale des femmes, occasion de se souvenir des efforts accomplis et faire un état des lieux des situations à travers le monde. Le chemin est encore long pour assurer aux femmes, les mêmes droits qu’aux hommes. Cette journée vise donc à rassembler les volontés pour améliorer les conditions de vie de toutes les femmes.

A cet effet, la 62e session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme se réunira à New York du 12 au 23 mars prochain afin d’étudier les problèmes à régler et les possibilités à exploiter pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural. Elle se penchera également sur la participation et l’accès des femmes aux médias et aux technologies de l’information et des communications, les incidences de ceux-ci et leur intérêt pour la promotion et l’autonomisation des femmes.

Des représentants des États membres, des entités des Nations Unies et des organisations non gouvernementales accréditées de toutes les régions du monde prendront part à ladite session.

Geraldine Byrne Nason (Irlande), Présidente ; Koki Muli Grignon (Kenya), Vice-présidente ; Mauricio Carabali Baquero (Colombie), Vice-président ; Rena Tasuja (Estonie), Vice-présidente et Shah Asif Rahman (Bangladesh), Vice-président sont les membres du Bureau de la Commission pour deux ans.

René Georges Bada